Open Source : La révolution silencieuse

En France, le marché de l’Open Source est en pleine croissance : porté par les investissements publics mais également plébiscité par les entreprises privées, il a progressé de 33% en 2009 et pourrait peser plus de 3 milliards d’euros en 2012.

Cet engouement s’explique en partie par l’image que véhiculent les logiciels Open Source (OSS), souvent considérés comme des moteurs d’innovation. Et ce n’est pas une coïncidence si les principaux éditeurs de logiciels, Microsoft inclus, prennent désormais le sujet au sérieux.
Les prédictions de Gartner sont édifiantes : 90% des entreprises à travers le monde utiliseraient un logiciel Open Source d’ici à 2012. Et même si ces déclarations ont depuis été revues à la baisse, aucun doute ne subsiste cependant quant à la façon dont les analystes voient l’évolution du marché du logiciel. D’autre part, une récente étude internationale menée par Forrester a prouvé que le développement des logiciels Open Source dans les entreprises dépasse désormais celui des autres technologies, une évolution due notamment à la popularité des innovations techniques des OSS.

Du côté des entreprises, les logiciels Open Source affichent de nombreux atouts de séduction, à commencer par leur flexibilité, qui permet aux utilisateurs de jouir d’une grande liberté comparés aux licences commerciales classiques. Leur rapidité de mise sur le marché est également un avantage important qui permet aux utilisateurs de bénéficier régulièrement de nouvelles fonctionnalités.

Les OSS sont amenés à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement de l’industrie du logiciel, en particulier parce que les logiciels propriétaires laissent peu à peu leur place à des infrastructures flexibles, distantes et basées sur le Cloud qui s’appuient sur l’interopérabilité, la souplesse, la modularité et l’optimisation des coûts.

Les développeurs de la technologie Open Source sont également à la pointe, offrant à leurs clients des avantages compétitifs non négligeables. La plupart des nouveaux projets basés sur le web ou les projets collaboratifs reposent sur des OSS.

Une technologie mature

Les inquiétudes liées à un éventuel manque de contrôle, de qualité, de sécurité et de support technique sont désormais en grande partie balayées puisque les OSS ont atteint leur niveau de maturité. Combien de fois entendons-nous parler de brèches de sécurité dans les produits Linux par exemple, par rapport aux produits Windows ? L’explication est simple : Linux a nettement plus d’équipes qui travaillent au bon fonctionnement et à la qualité de ses logiciels.

Les entreprises n’ont plus besoin non plus de redouter une livraison échelonnée, puisque la taille et la crédibilité des acteurs du marché augmentent. La plupart des projets OSS actuels réussis ont été assurés et gérés par un seul fournisseur de logiciel. Et même lorsque les projets ne sont pas gérés par un vendeur unique, des processus formalisés régissent le code et sa validation, garantissant de la sorte une fiabilité maximale.

Si des entreprises n’ont pas encore adopté les OSS, c’est tout simplement qu’elles ne se sont pas encore interrogées sur les avantages et inconvénients d’une telle solution, ce qui a été confirmé par une récente étude internationale, commanditée par Actuate, sur les positions des grandes entreprises face aux logiciels Open Source.

Des solutions adaptées aux besoins des entreprises

Malgré tout, du fait de leur grande disponibilité et de leur gratuité sur le net, les OSS dans les entreprises sont amenés à se développer.

Dans certains cas, les entreprises ont recours aux OSS parce que les alternatives logicielles commerciales sont trop encombrantes, ou trop riches pour une utilisation quotidienne (granularité du déploiement inadaptée), ou encore parce qu’un nouveau niveau d’ouverture ou d’interopérabilité est nécessaire – ce qui n’est pas du tout dans l’intérêt d’un vendeur de logiciel propriétaire.

De très gros sites web de réseaux sociaux, comme Facebook et LinkedIn, ont largement recours aux OSS. LinkedIn exploite d’ailleurs la base de données Open Source, MySQL, pour gérer sa propre base de données de plus de 30 millions de membres.

Même les banques, qui sont réputées être les plus conservatrices dans le domaine des technologies classiques, adoptent les logiciels Open Source. La banque Bank of East Asia, poussée par de nouvelles réglementations, a fait appel aux OSS pour ses besoins réglementaires de reporting, en favorisant des marques reconnues, notamment Temenos T24, MySQL et Red Hat Linux. Désormais, ses rapports officiels peuvent être facilement modifiés, de façon sûre, en utilisant des paramètres dynamiques. Ils sont ainsi constamment à jour. En parallèle, une solution décisionnelle Open Source basée sur la technologie BIRT d’Actuate propose un déploiement sécurisé sur le web, sans avoir recours à une intégration complexe.

Source et suite de l’article : Progilibre.com

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